Promouvoir la conservation fondée sur les droits et menée par les communautés

La présente analyse se penche sur les expériences riches et variées de conservation communautaire en Afrique. Les évolutions politiques mondiales ouvrent de nouvelles perspectives pour la promotion d’une conservation fondée sur les droits et pilotée par les communautés dans la région. En particulier, le Cadre mondial de Kunming-Montréal pour la biodiversité (KMGBF) marque un tournant dans la politique internationale en matière de biodiversité, en reconnaissant les contributions des peuples autochtones et des communautés locales à la conservation mondiale, ainsi que les obligations des États de respecter leurs droits, notamment ceux relatifs à leurs terres et à leurs ressources. Dans ce contexte, le présent rapport a pour objectif de passer en revue et d’évaluer les expériences de conservation communautaire en Afrique afin de mieux comprendre leur ampleur et leur importance, d’identifier leurs atouts et leurs limites actuels, et d’en tirer des enseignements sur les éléments clés de leur réussite. Sur la base de cette analyse, le rapport identifie également des réformes politiques progressistes et des investissements susceptibles d’accélérer les progrès vers la mise en place d’une conservation fondée sur les droits et pilotée par les communautés dans la région.

Nouveau rapport : Les droits en mouvement

Ce guide constitue un outil destiné à faire progresser les réformes juridiques, politiques et opérationnelles. Alors que le document "Faire progresser les droits" se concentrait exclusivement sur la mobilité et l’accès, ce guide passe en revue l’ensemble des droits minimaux qui doivent être légalement reconnus pour garantir la sécurité du pastoralisme et des moyens de subsistance mobiles, y compris les droits spécifiques des femmes au sein de ces systèmes.

Déclaration de Brasilia sur les Moyens de Subsistance Collectifs

Des représentants des Peuples Autochtones, des Peuples d'ascendance Africaine, des communautés locales et traditionnelles, des organisations et réseaux associés, ainsi que des partenaires, ont rédigé cette Déclaration afin d'affirmer la nécessité urgente de transformer les modèles actuels de développement, de conservation et de financement, en reconnaissant les moyens de vie collectifs et les économies communautaires comme des piliers essentiels pour faire face aux crises climatiques, écologiques et sociales.

Une nouvelle analyse réalisée par RRI révèle que les peuples autochtones, les peuples afro-descendants et les communautés locales ne disposent de droits reconnus que sur 16 % des forêts. Et ce, malgré des preuves de plus en plus nombreuses démontrant qu'un régime foncier sûr est essentiel pour respecter les engagements mondiaux en matière de climat et de biodiversité, ainsi que pour préserver les moyens de subsistance, les cultures et les économies autonomes des communautés qui gèrent ces forêts depuis des générations.

Nouveau rapport : Faire progresser les droits

Ce rapport présente les conclusions d'une étude menée dans sept pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine concernant le statut juridique des communautés pastorales et nomades ainsi que les droits des femmes à la mobilité et à l'accès aux ressources, les principaux obstacles et les problèmes de mise en œuvre. Il comprend également une série de huit études de cas menées dans ces pays, qui donnent un aperçu des réalités quotidiennes des populations pastorales.

Rapport Annuel 2025

En 2025, l'Initiative des droits et ressources (RRI) a fait progresser les droits fonciers et les droits aux moyens de subsistance des peuples autochtones, des peuples afro-descendants et des communautés locales, tout en célébrant son 20e anniversaire avec un accent renouvelé sur une gouvernance dirigée par les détenteurs de droits et sur l'expansion de sa coalition.