Promouvoir la conservation fondée sur les droits et menée par les communautés

Éléments factuels, enseignements et recommandations

Auteur: Rights and Resources Initiative

Date: septembre 22, 2026

La présente analyse se penche sur les expériences riches et variées de conservation communautaire en Afrique. Les évolutions politiques mondiales ouvrent de nouvelles perspectives pour la promotion d’une conservation fondée sur les droits et pilotée par les communautés dans la région. En particulier, le Cadre mondial de Kunming-Montréal pour la biodiversité (KMGBF) marque un tournant dans la politique internationale en matière de biodiversité, en reconnaissant les contributions des peuples autochtones et des communautés locales à la conservation mondiale, ainsi que les obligations des États de respecter leurs droits, notamment ceux relatifs à leurs terres et à leurs ressources. Dans ce contexte, le présent rapport a pour objectif de passer en revue et d’évaluer les expériences de conservation communautaire en Afrique afin de mieux comprendre leur ampleur et leur importance, d’identifier leurs atouts et leurs limites actuels, et d’en tirer des enseignements sur les éléments clés de leur réussite. Sur la base de cette analyse, le rapport identifie également des réformes politiques progressistes et des investissements susceptibles d’accélérer les progrès vers la mise en place d’une conservation fondée sur les droits et pilotée par les communautés dans la région.


https://doi.org/10.53892/VHZZ9630
  • Conclusions Principales
  • Analyse Connexe

Conclusions Principales

  • 78 % de la superficie terrestre de l’Afrique est détenue et gérée par des communautés dans le cadre d’un régime foncier coutumier, et plus de 80 % de la biodiversité du continent se trouve en dehors des réseaux officiels d’aires protégées par l’État.
  • 84 % des organismes sauvages restants en Afrique subsaharienne se trouvent dans des forêts naturelles et des pâturages situés en dehors du réseau officiel d’aires protégées, où les populations vivent au contact de la biodiversité et en dépendent.
  • Les savoirs, les systèmes de gouvernance et les pratiques des communautés autochtones et locales ont permis de préserver les écosystèmes riches en biodiversité de la région depuis des générations, et il apparaît de plus en plus clairement que l’avenir de la biodiversité africaine dépend d’une conservation menée par les communautés et fondée sur les droits.

Analyse Connexe