Date: décembre 11, 2025
En 2021, la conférence COP26 de la CCNUCC a donné lieu à l’Engagement sur les droits fonciers forestiers. Il s’agissait d’un Engagement financier historique visant à soutenir les efforts et le rôle des peuples autochtones et des communautés locales dans la prévention de la déforestation et la participation aux efforts en matière de climat et de conservation. Cependant, on ne sait toujours pas clairement comment les femmes issues des communautés autochtones, afro-descendantes et locales ont directement bénéficié de cet Engagement.
L’absence actuelle de données ventilées par genre dans les rapports des bailleurs de fonds internationaux rend difficile le suivi des financements mondiaux qui parviennent aux organisations de femmes, le cas échéant. Les femmes sont des actrices clés dans la lutte contre le changement climatique et les actions de conservation, elles sont les gardiennes et les transmettrices des connaissances traditionnelles, elles veillent à la sécurité et à la souveraineté alimentaires, et elles ont développé une incroyable résilience face aux crises environnementales. Cependant, elles continuent d’être sous-représentées et sous-financées. Garantir un financement direct aux organisations et groupes de femmes peut transformer les inégalités fondées sur le genre qui ont historiquement privé les femmes de leurs droits et les ont exclues des prises de décision cruciales aux niveaux territorial, national et international.
Pour cette analyse, RRI a collaboré avec l’Alliance des femmes du Sud (WiGSA) afin d’analyser le niveau et les types de financement accordés aux membres du réseau WiGSA. L’analyse préliminaire a été publiée en 2024 et a montré que les investissements dans l’égalité des genres sont en baisse et que les femmes autochtones et afro-descendantes restent gravement sous-financées. Ce nouveau rapport présente les résultats de la deuxième phase de cette recherche collaborative : « Suivi du financement mondial destiné aux femmes : Mise en œuvre pilote, » qui vise à identifier et à analyser les obstacles structurels auxquels se heurtent les femmes autochtones, afro-descendantes et issues des communautés locales pour accéder au financement.
À l’approche de la COP30 et d’un nouvel Engagement de financement imminent, de nouvelles données montrent aux gouvernements et aux bailleurs de fonds qu’ils doivent reconnaître les femmes comme des détentrices de droits essentielles dans les actions en faveur du climat et de la conservation. Le nouvel Engagement doit inclure concrètement une perspective sensible au genre afin d’éviter que les droits des femmes ne soient laissés de côté dans les engagements financiers.
https://doi.org/10.53892/TLGZ7121