Les objectifs du Cadre mondial de Kunming-Montréal pour la biodiversité ne peuvent être atteints sans les droits, le leadership et les connaissances des peuples autochtones, des peuples afro-descendants et des communautés locales. Ce nouveau rapport du RRI, réalisé en collaboration avec le Forest Peoples Programme et le Consortium ICCA, analyse les cadres juridiques de 30 pays d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine et constate que, bien que la plupart d'entre eux disposent de voies potentielles pour une conservation communautaire légalement reconnue, beaucoup doivent encore la formaliser en tant que moyen distinct et supplémentaire d'atteindre les priorités nationales en matière de conservation.
Ce nouveau rapport présente les résultats de la deuxième phase d'une analyse collaborative menée par RRI et WiGSA. Il met en évidence le manque de financement destiné aux femmes autochtones, afro-descendantes et issues des communautés locales, et souligne la nécessité pour le nouvel Engagement financier prévu lors de la COP30 d'inclure concrètement une perspective sensible au genre.
À travers des exemples de mouvements menés par des peuples autochtones, des peuples afro-descendants et des communautés locales dans la réserve de biosphère maya au Guatemala, sur l'île d'Enggano en Indonésie, dans la région de Bastar en Inde, à Sinangoe en Amazonie équatorienne et en Colombie, le rapport présente les meilleures pratiques mises en œuvre par les communautés pour défendre leurs territoires et leurs cultures.