La campagne #HalteAuxReculs, menée par RRI et soutenue par des organisations autochtones, d’afro-descendants, de communautés locales et de la société civile du monde entier, appelle les Parties et le Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique (CDB) à faire respecter les droits déjà reconnus, à mettre fin aux reculs et à renforcer l’ambition des mesures en faveur de la biodiversité.
Depuis des siècles, les peuples autochtones, les communautés locales et les personnes d’ascendance africaine sont les gardiens des écosystèmes de la planète.
Depuis des décennies, ils luttent contre la perte de biodiversité, le changement climatique et la dégradation des sols.
Depuis des années, ils sont progressivement reconnus comme les détenteurs des meilleures solutions dans cette lutte.
Aujourd’hui, cette reconnaissance est menacée.
À l’approche de la COP17, les propositions actuellement à l’étude pourraient affaiblir les acquis de la Convention.
– Les territoires autochtones et traditionnels (ITT) sont relégués au second plan, et qualifiés d’actions « complémentaires ».
– Le consentement libre, préalable et éclairé (FPIC) est rendu facultatif, assorti de réserves telles que « le cas échéant » ou « lorsque cela s’applique ».
– Les droits de l’homme sont minimisés par la suppression des références à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (UNDRIP) et aux principes relatifs aux droits de l’homme.
– Le pouvoir de décision des titulaires de droits est limité par le strict respect d’un « processus mené par les Parties ».
– Le financement direct est affaibli par des contraintes administratives et des conditions.
Dans une lettre ouverte mondiale adressée aux ministres, chefs de mission et négociateurs,
la campagne #HalteAuxReculs appelle les Parties à la CDB
à adopter des textes fondés sur les droits et non régressifs sur six thèmes :
Signez la lettre ouverte