Dans certains pays de la région, la mise en œuvre de politiques foncières continue de représenter un défi, tandis que les nouvelles politiques empiètent sur certains droits fonciers et forestiers au profit des industries agricoles et extractives.

La coopération régionale entre les pays latinoaméricains constitue une stratégie efficace pour exercer une influence sur les décideurs en vue de contrecarrer ce recul des droits et de favoriser leur exercice. RRI met l’accent sur le renforcement des droits collectifs des peuples autochtones, afro-descendants et des communautés forestières locales dans la région, tout en contribuant à de profondes réformes juridiques.

Depuis 2012, la Coalition a mis l’accent en particulier sur les droits des femmes autochtones et ceux des descendants d’Africains, qui font face aujourd’hui encore à des politiques inadéquates de tenure foncière et qui ignore généralement l’importance de l’accès des femmes à la terre et les exclues des processus de prise de décision.

RRI soutient activement la coordination et le partage d’informations entre les groupes de femmes de la région, de façon à faire progresser leurs droits dans les réformes politiques nationales et les dialogues régionaux. L’Initiative appuie également les efforts d’atténuation des changements climatiques et d’adaptation.

En savoir davantage sur nos travaux au Pérou et en Colombie ci-dessous.

  • Colombie
  • Pérou

Contexte historique

La Colombie a pris des mesures importantes en faveur de la reconnaissance des droits des communautés autochtones et locales. En 2014, le pays a adopté des décrets constitutionnels donnant aux communautés autochtones une plus grande autonomie de gestion de leurs systèmes éducatifs, de santé et d’eau potable. L’État a également établi des mécanismes juridiques pour assurer le respect de leurs droits sur leurs terres ancestrales. Après 50 années de conflit interne, le gouvernement est en train de conclure des accords de paix prévoyant la distribution de 20 millions d’hectares de terres aux communautés paysannes.

Fenêtre d’opportunité et action menée par RRI pour susciter le changement

RRI apporte son soutien aux nouvelles mesures sur la reconnaissance des droits. Les Collaborateurs de RRI et des organisations de la société civile ont plaidé avec succès l’inclusion de dispositions dans le nouveau Plan de développement national dans le but de créer une politique publique complète sur l’accès des femmes rurales et des femmes de manière générale à la terre. Les organisations de femmes — aux côtés des organisations paysannes, autochtones et afrocolombiennes — travaillent maintenant avec le Conseiller présidentiel sur l’équité entre les sexes pour s’assurer que les mesures soient appliquées sur le terrain.

Contexte historique

Au Pérou, les peuples autochtones sont menacés par le recul de leurs droits. Près de 35 % du territoire national appartient aux peuples autochtones et aux communautés locales, ou sont sous leur responsabilité. Leurs contributions au développement durable et à l’atténuation des changements climatiques sont particulièrement importantes, étant donné que le Pérou compte l’une des superficies de forêt amazonienne les plus vastes après le Brésil. Selon l’AIDESEP, en Amérique latine, le Pérou est le pays qui dispose de la surface la plus importante de terres forestières où habitent des communautés non reconnues, à savoir 20 millions d’hectares. Toutefois, l’État s’est employé à venir en aide à une économie péruvienne en difficulté, notamment en adoptant cinq séries de lois, les « paquetazos », qui favorisent les concessions et simplifient les exigences sociales et environnementales liées au transfert de la terre aux investisseurs privés.

Fenêtre d’opportunité et action menée par RRI pour susciter le changement

RRI œuvre pour garantir les droits fonciers des peuples autochtones et des communautés locales. Grâce à notre soutien, en 2014, AIDESEP a réussi à faire inscrire dans le programme du gouvernement la proposition de création de quatre nouvelles réserves pour les peuples autochtones en situation d’isolement volontaire ou de contact initial, ainsi que celle de changement de catégorie de cinq réserves territoriales existantes. En mai 2016, trois de ces réserves territoriales sont devenues des réserves autochtones, mettant ainsi terme à un processus de plus de dix ans. Bien que le nouveau gouvernement n’ai montré aucun intérêt à donner la priorité aux préoccupations des autochtones, un consensus international sur le rôle de la sécurité foncière des peuples autochtones peut pousser le gouvernement à respecter ses engagements.

De nouvelles perspectives sont apparues après la signature d’accords entre le Pérou et des bailleurs de fonds internationaux. La mobilisation des peuples autochtones en matière de REDD+ et de changement climatique a ranimé l’intérêt des donateurs et accru l’engagement de l’État. Ces accords comprennent le Programme d’investissement forestier de la Banque mondiale, qui en ait toujours à la phase préparatoire de la mise en œuvre, et qui prévoit d’allouer 7 millions de dollars américains à l’accession des peuples autochtones à la propriété de leurs terres ancestrales. L’État péruvien a également signé un accord avec la Norvège et l’Allemagne relatif au marché du carbone, qui pourrait donner lieu à la création d’une plateforme favorable au renforcement des droits fonciers communautaires. La Coalition RRI au Pérou œuvre pour prévenir le recul des droits fonciers en plaçant la sécurité foncière au centre des débats nationaux et internationaux.

Partenaires d’Amérique latine

Réseaux Affiliés d’Amérique latine

Collaborateurs d’Amérique latine

  • Asociación Ambiente y Sociedad
  • Asociación de Comunidades Forestales de Petén (ACOFOP)
  • Asociación de Forestaría Comunitaria de Guatemala Ut’z Che’
  • Asociación Interétnica de Desarrollo de la Selva Peruana (AIDESEP)
  • Asociación para contribuir a mejorar la Gobernanza de la Tierra, del Agua y de los Recursos Naturales (aGter)
  • Association for Environment and Society
  • Autoridad Nacional Afrocolombiana (ANAFRO)
  • Centro de Estudios Jurídicos e Investigación Social (CEJIS)
  • Centro de Estudios para el Desarrollo Laboral y Agrario (CEDLA)
  • Centro Peruano de Estudios Sociales (CEPES)
  • Confederación Campesina del Perú (CCP)
  • Confederación de Pueblos Indigenas de Bolivia
  • Confederación de Nacionalidades Amazónicas del Perú (CONAP)
  • Confederación Nacional Agraria (CNA)
  • Consejo Civil Mexicano para la Silvicultura Sostenible (CCMSS)
  • Coordinadora de Asociaciones y Comunidades para el Desarrollo Integral de la Región Ch’orti’ (COMUNDICH)
  • Coordinadora Nacional de Pueblos Indígenas de Panamá (CONAPIP)
  • Derecho Ambiente y Recursos Naturales (DAR)
  • El Instituto de Investigación y Desarrollo Nitlapan (NITLAPAN)
  • Federación Departamental de Mujeres Campesinas de Cundinamarca (Fedemucc)
  • Foro Interétnico Solidaridad Choco (FISCH)
  • Fundación Maya (Fundamaya)
  • Instituto del Bien Común (IBC)
  • Instituto Latinoamericano para una Sociedad y un Derecho Alternativos (ILSA)
  • Instituto Para el Hombre, Agricultura y Ecología (IPHAE)
  • IUCN
  • La Confederación Nacional de Mujeres Indígenas de Bolivia
  • Liga de Defensa del Medio Ambiente (LIDEMA)
  • Mesa de Incidencia Política de las Mujeres Rurales Colombianas
  • Proceso Comunidades Negras (PCN)
  • Programa de Estudios Rurales y Territoriales, Universidad de San Carlos (PERT-FAUSAC)
  • Observatorio de Territorios Étnicos y Campesinos, Pontificia Universidad Javeriana
  • Organización Nacional de los Pueblos Indígenas de la Amazonia Colombiana (OPIAC)
  • Organización Nacional de Mujeres Andinas y Amazónicas del Perú (ONAMIAP)
  • Organización Nacional Indígena de Colombia (ONIC)
  • Resguardo Indígena Arhuaco
  • Sociedad Peruana de Derecho Ambiental (SPDA)