3. Engagement international sur les droits fonciers : Faire progresser les droits des peuples autochtones, des peuples afro-descendants et des communautés locales
L’Engagement international sur les droits fonciers réunit 15 pays — dont le Brésil, la Colombie, le Costa Rica, l’Équateur, les Fidji, l’Indonésie et la République démocratique du Congo — autour d’une promesse de reconnaître et de protéger 160 millions d’hectares de terres appartenant aux peuples autochtones, aux peuples afro-descendants et aux communautés locales d’ici 2030. Annoncé lors du Sommet des dirigeants mondiaux en amont de la COP30, cet engagement marque la première fois que des pays s’accordent sur des objectifs quantitatifs et limités dans le temps pour la reconnaissance des droits fonciers. Le Brésil, pays hôte de la COP30, devrait contribuer à hauteur d’au moins 59 millions d’hectares, soit plus d’un tiers de l’engagement global.
Des outils techniques et analytiques, dont l’Opportunity Framework du RRI, ont permis d’identifier les zones où la reconnaissance des droits est à la fois réalisable et la plus urgente, offrant ainsi aux gouvernements une feuille de route claire pour atteindre des résultats concrets et mesurables.
4. Tropical Forest Forever Facility : 7 milliards de dollars pour protéger les forêts avec un leadership autochtone
Le Tropical Forest Forever Facility (TFFF), conçu pour soutenir la conservation des forêts tropicales, a reçu près de 7 milliards de dollars en engagements, dont 20 % spécifiquement destinés aux peuples autochtones et aux communautés locales. Portée par le Brésil en collaboration avec 11 autres pays, l’initiative vise à mobiliser 25 milliards de dollars de capital auprès de sponsors.
Le programme Path to Scale du RRI a facilité les négociations avec les dirigeant·e·s communautaires, notamment lors d’échanges clés tenus plus tôt cette année au Congrès des Bassins Forestiers de Brazzaville, garantissant que les perspectives des peuples autochtones et des communautés locales soient pleinement intégrées dans la conception et les priorités du TFFF.
5. Appel de Belém pour le Bassin du Congo : 2,5 milliards de dollars pour protéger des forêts tropicales vitales
Le Bassin du Congo, qui abrite certains des plus vastes et anciens complexes de tourbières tropicales au monde, joue un rôle essentiel dans l’atténuation du changement climatique. À la COP30, une coalition de bailleurs a annoncé un engagement de 2,5 milliards de dollars pour protéger cet écosystème riche en biodiversité, dans le cadre de l’Appel de Belém pour les Forêts du Bassin du Congo, mené par la France et le Gabon, avec le soutien de l’Allemagne, de la Norvège, de la Belgique, du Royaume-Uni, de la Commission européenne, de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement.
Présenté le 18 novembre lors de la journée consacrée aux forêts à la COP30, ce financement — combiné aux contributions nationales des pays d’Afrique centrale — vise à mettre fin à la déforestation dans le Bassin du Congo d’ici 2030, à renforcer la conservation grâce aux technologies et au renforcement des capacités, et à soutenir les communautés locales dans la gestion et la protection de leurs forêts.
6. Reconnaissance historique des peuples afro-descendants dans les négociations de la CCNUCC
Pour la première fois en plus de 30 ans, la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), aux côtés de partenaires caribéens, a fait référence aux peuples afro-descendants dans des documents centraux de négociation, notamment les textes sur la transition juste, le plan d’action pour l’égalité de genre et l’objectif mondial en matière d’adaptation. Bien que les peuples afro-descendants ne soient pas encore reconnus comme une circonscription à part entière au sein du cadre de la CCNUCC, cette mention les place aux côtés d’autres groupes touchés de manière disproportionnée par le changement climatique et pourtant essentiels à son atténuation, offrant une nouvelle plateforme pour faire avancer leurs droits.
Cette reconnaissance fait suite à un plaidoyer soutenu mené par des organisations et alliés afro-descendants, dont la Coalition des Peuples et Territoires Afro-descendants (CITAFRO) — représentant 16 pays d’Amérique latine et des Caraïbes — ainsi que par des membres de la coalition du RRI.